Une semaine et un jour que tu es repartie là bas, loin d'ici. Je n'ai plus le sommeil doux et paisible, je n'ai plus le c½ur vaillant au réveil, mes tripes ne se retournent plus comme lorsque je t'aperçois.
J'avais perdu le goût fragile qu'ont le bonheur et ses journées ensoleillées même malgré la pluie. Et puis tu es arrivée, sans que je n'ai le temps d'y comprendre quoi que ce soit. La claque de ma vie. Tombée amoureuse d'une coureuse de jupon, on lutte pas. De toute façon, je ne voulais pas lutter, je te savais exceptionnelle pour moi. Je t'ai apprise afin de te comprendre. Je t'ai découverte, toi, sans cette armure en béton armé. J'ai eu du mal à piger à quel point nous deux c'était fort, d'ailleurs, ça l'est de plus en plus. Quiconque m'aurait dit il y a un an que nous serions, un an plus tard éprise l'une de l'autre, aurait été pris pour un fou à mes yeux. Tu n'étais qu'un plaisir visuel, intouchable. Et maintenant, tu éveilles mes cinq sens comme personne. Lorsque mes yeux se posent sur toi, le monde autour peut bien crever que je n'y verrais rien. Lorsque ma peau effleure la tienne, je me rend compte que même la soie est rugueuse... Si l'on parlait du reste? Ta voix, rien ne l'égale. Rien ne peut m'être plus paisible que ce merveilleux son. On pourrait me claquer du Mozart que je m'en ficherai. Ton odeur, quant à elle, passe par mes sinus, et les plus grand laboratoires pourraient se décarcasser à créer des Chanel N°5 qu'il n'y feraient rien. Le plus doux parfum que je n'eus jamais connu est bien le tien. Et puis tes lèvres et leur goût indescriptible, ni sucré, ni salé. La douceur qu'elles me procurent est sans pareille. Je connais si bien les formes cassantes de ton corps que je me les peint en fermant les yeux pour retrouver un morceau de toi quand tu n'es pas là. La finesse de tes membres, la pâleur de ta peau, la courbe de tes reins...Je te dessine. Passant par ton regard noisette, à ta colonne vertébrale un peu guerrière, tes cuisses minces et tant d'autre. Rien n'est plus beau spectacle que toi.
Il y a ces moments de folies entre nos corps, il y a ces moments de folies entre nos esprits plongés dans trop de joie, il y a ces moments de tendresse, il y a ces moments de complicité, il y a ces moments passés à se parler, à faire, défaire, refaire nos vies en s'aimant. Mais si l'on me demandait de choisir à passer un unique moment à tes côtés, je ne saurai lequel choisir. Que l'on se prenne d'un fou rire, que l'on se dise Je t'Aime de nos corps, qu'on se chuchote ces mots au creux de l'oreille, peut m'importe tant que je suis avec toi.
Je t'ai prouvé la hauteur de mes sentiments il y a maintenant deux mois, une semaine et six jours. Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas prête de baisser les bras. J'ai compris qu'il m'a suffit de toi pour voir la vie sous un autre jour. Tu as fait des miracles en moi, tu as explosé mes idées et tu as pris la place de toute cette douleur encastrée. Il y aura sûrement quelques passages difficiles dans nos vies, mais je te fais la promesse de ne pas baisser les bras au premier Flop, si tu fais de même.
Jamais je ne me suis autant aimée pour ce que je suis, et non pour ce que je dois me faire paraître. Jamais je n'me suis sentie respectée comme avec toi. Je t'accorde ma confiance et mon amour, n'en fais pas de la charpie. Tu es ce que j'ai de plus cher au monde, tu es tellement pour moi...